Snook by KUSA Projects

Lundi 21 septembre :  Nuit agitée… quelques images cauchemardesques n’ayant pas forcément à voir avec la situation. J’ai accueilli mes peurs, j’ai écouté les audios d'une thérapeute avec qui je travaille, et des méditations pour m’alléger.

by Luce, déc. 10, 2025

Si mon Ego m'était conté... A1C14

Dans le flux déchaîné des obscurités crasses Où le noir ténébreux des ombres se promène J’envie ces souffles morts qui font tinter les chaînes Jusqu’à déchirer l’âme aux écumes des passes

by Gabriel DAX, déc. 09, 2025

Photo en noir et blanc de vaguelettes.

Virgil m’a zappée. Je ne peux plus voir ses connexions… C’est à la fois douloureux et salvateur surement. Je ne serais plus tentée d’aller y voir.  ​J’accueille ma colère et ma peine. Je les confie à l’univers, qui ne fait rien pour moi.

by Luce, déc. 03, 2025

Si mon Ego m'était conté... A1C13

Le rire de Pauline se répercutait sur les murs de pierre de sa chambre. Elle jouait avec des mikados en faisant mine de ne pas voir que ses bâtonnets tremblaient dès qu’elle en manipulait un.

by Jean-Christophe Mojard, déc. 01, 2025

Une femme allongée sur son lit. Au-dessus d'elle s'ouvre une faille spatio-temporelle.

Antoine était perdu, déboussolé. Le temps ne voulait plus rien dire, il s’était brisé en emportant avec lui la plupart des souvenirs de la journée. Selon un morceau de conscience qui persistait, il se revoyait rentrer au 51 de la rue Karaiskaki à la tombée de la nuit…

by Jean-Christophe Mojard, nov. 30, 2025

Un jeune homme assis sur son fauteuil et accoudé son bureau encombré de livres

Antoine ne se souvenait pas du choc contre le sol. Il ne se souvenait pas non plus d’avoir perdu connaissance. Sa seule réalité lorsqu’il ouvrit les yeux était Anaïs qui semblait le regarder de son seul œil encore valide, planté dans une moitié de visage presque méconnaissable.

by Jean-Christophe Mojard, nov. 29, 2025

Un homme qui hurle intérieurement en se cachant entre ses bras. Double exposition.

Il était temps que cette expédition dans le boyau luminescent se termine. Antoine avait accumulé une telle pression qu’il était sur le point d’exploser et de répandre les tripes de Laurent au milieu des restes fangeux de Pauline.

by Jean-Christophe Mojard, nov. 27, 2025

Une femme adossée à un autel dans une église délabrée.

Antoine fixait l’ouverture par laquelle Pauline s’était engouffrée sans oser baisser les yeux. C’était bien plus facile pour lui de rester à regarder ce passage, que d’affronter le poids des regards de ses amis. Il sentait leurs yeux ancrés sur lui, comme des sangsues avides.

by Jean-Christophe Mojard, nov. 26, 2025

Une femme dans un grossier boyau de cave

Jeudi 17 septembre : Hier, j’ai passé une journée sans pleurer et sans boire, ce qui mérite d’être nommé. ​J’ai écrit, j’ai médité, j’ai écouté beaucoup de choses sur le tarot et l’astrologie et c’était très intéressant.

by Luce, nov. 26, 2025

Si mon Ego m'était conté... A1C12

Les pleurs déchirants résonnaient dans le couloir sinistre de la réserve, ricochant sur les murs comme des lames de cristal avant de venir s’éclater sur le sol usé. Chaque sanglot, chaque reniflement donnaient naissance à un torrent de larmes glaçantes qui semblaient suinter des murs eux-mêmes.

by Jean-Christophe Mojard, nov. 24, 2025

Une petite fille en belle robe de bal tenant un cœur en tissu dans ses mains.

La quiétude s’était réappropriée les lieux, grignotant les heures tardives avec une voracité insatiable. Les derniers lampadaires, telles des sentinelles fatiguées, n’offraient plus le moindre réconfort…

by Jean-Christophe Mojard, nov. 22, 2025

Silhouette fantomatique dans l'encadrement d'une porte

Un instant, j'ai senti la douceur de la soie, Recouvrir d’un baiser, et mon nez, et ma bouche. Sa caresse à mes joues, une dernière fois, M’a fait sentir vivant, comme avant la cartouche.

by Jean-Christophe Mojard, nov. 22, 2025

Gros plan sur une partie de corps masculin allongé sur le ventre sur un lit.

L’esplanade du petit port de Cap aux Basques s’animait lentement. Les chaises des cafés semblaient s’agiter sous le vent matinal, comme des créatures dociles, mais tentées de rompre les chaînes qui les retenaient encore.

by Jean-Christophe Mojard, nov. 21, 2025

Une terrasse de café, ses tables avec vue sur le port.

Et puis je l’ai vu : Et puis je l’ai vu. Et puis il m’a vu. Il était là, pour la deuxième fois en face de moi, avec son chapeau, avec son sourire.

by Luce, nov. 21, 2025

Chienne de (ma) vie ❤️

Un rayon doré se frayait lentement un chemin sur le mur de la chambre avant de s’enfoncer dans l’œil d’Antoine. L’adolescent se retourna brusquement dans l’enchevêtrement de ses draps, préférant ignorer la lumière du jour qui se levait progressivement sur Cap aux Basques.

by Jean-Christophe Mojard, nov. 20, 2025

Un homme efface la buée d'une glace pour se regarder dedans.

Mercredi 16 septembre : Virgil a débarqué hier soir chez moi, sans crier gare. Il était tout piteux… Il a commencé par s’excuser de ses silences. Il n’osait pas rentrer.  Je me sentais tellement fébrile devant lui.  On s’est assis dehors. Et puis tout est sorti d’un coup…

by Luce, nov. 19, 2025

Si mon Ego m'était conté... A1C11

La gifle de son souvenir lui lacéra l’esprit, telle une lame acérée. Elle pulsait encore, comme un pouls sur sa joue endolorie par ce nouveau coup qu’il n’avait pas vu venir. Une façon de lui dire « je suis là. Je serai toujours là. Je vis en toi ».

by Jean-Christophe Mojard, nov. 18, 2025

Urbex : intérieur délabré d'une salle

Que j’aimais regarder ta blanche peau complice De nos caresses nues presque jusqu’aux supplices Ton corps contre le mien nous était nécessaire Mon cœur contre le tien pour battre de concert

by Jean-Christophe Mojard, nov. 16, 2025

Une statue d'un ange assis sur une tombe.

Lundi 14 septembre : Des oiseaux s’ébrouent tous ensemble dans un envol de plumes et c’est joli et c’est tant mieux, parce que Virgil ne s’est pas connecté, ne reçoit pas ma vidéo et que je pleure cette incertitude encore et encore, cet abandon.

by Luce, nov. 12, 2025

Si mon Ego m'était conté... A1C10

Mon corps est un tombeau ; je suis venu trop tard. Prisonnier en ce lieu qui tel un solfatare Soufre mon quotidien de ce jaune poison, Je souffre à respirer ces viles exhalaisons.

by Jean-Christophe Mojard, nov. 07, 2025

Un livre ouvert au milieu de roses fanées.

Dimanche 13 septembre fin d’après-midi : Et bien, je ne l’ai ni quitté, ni tué. Remarque pour le quitter, encore aurait il fallut que l'on soit "ensemble" ! J’ai trouvé une vidéo parlant de Camus et de la mer et comme il aime les deux, je la lui ai envoyée.

by Luce, nov. 05, 2025

Si mon Ego m'était conté... A1C9

Ce qu’il y a de bien avec le sucre, c’est qu’il attire tout un tas de sales bestioles, et parmi elles, les enfants. Le sucre, c’est donc la promesse de capturer toutes les petites choses vivantes, toute la vermine qui ne peut pas s’empêcher de se jeter sur ce qui brille, qui sent et qui colle.

by Jean-Christophe Mojard, nov. 02, 2025

Un amas de sucrerie en forme de dentier.

— Tu as beau te cacher au dos de ta moustache Mais je te reconnais, il faut que tu le saches. À force de tisser nos fils au quotidien, Nous nous sommes liés en un tissu humain.

by Jean-Christophe Mojard, oct. 31, 2025

Un homme se penche et regarde son reflet dans un miroir

Sous la pluie qui me verse encore ses gouttes d’eau, Je marche en solitaire, le clapot pour écho, Allant mouiller mes rimes aux derniers pas d’octobre. Je vais en titubant et pourtant je suis sobre.

by Jean-Christophe Mojard, oct. 30, 2025

Phare de la pointe aux canons au bout de son ponton.

Sous chaque pierre aiguë des chemins de fortune, Se cachent des blessures aux multiples douleurs. D’aucuns les rangeront au rang des importunes, Quand d’autres les verront chargées d’autres valeurs.

by Jean-Christophe Mojard, oct. 29, 2025

Un randonneur de dos sur un chemin pierreux.

Chapitre 7 : "Je te quitte ou je te tue.." Dimanche 13 septembre :  Kamel Daoud a dit : « Si vous désespérez à 20 ans, vous allez vous ennuyer pendant 60 ans. Donc il faut espérer à 20 ans et désespérer à 85… parce qu’on n’y perd rien à désespérer à 85 ans…».

by Luce, oct. 28, 2025

Si mon Ego m'était conté... A1C8

De l’obscure saison au sombre de mes jours S’emmêlent les humeurs des heures maladives Et sous le poids des maux trop présents et trop lourds Mes pensées se replient aux rimes qui s’écrivent

by Jean-Christophe Mojard, oct. 28, 2025

Femme dessinant à l'encre noire sur une feuille de papier.

Toi mon accord parfait Lentement, sur ta peau, une larme s’échappe, Et glisse, impertinente, au long de ton corps nu, Mais mes doigts, impudiques, aussitôt la rattrapent, En un geste assuré, appuyé, continu.

by Jean-Christophe Mojard, oct. 27, 2025

Un oignon rouge coupé en deux dont les sillons illustrent un certain érotisme.

Le monde est un réseau qui coulisse en silence Le long d’un noeud de chanvre où des corps se balancent Aussi mollement qu’un pendule dans l’horloge D’un salon infernal où nul ne s’interroge

by Jean-Christophe Mojard, oct. 26, 2025

Gros plan de mains tapant sur le clavier d'un ordinateur portable.

Nous sommes déjà morts, c’est là notre supplice. Et, tandis que les vers récurent nos carcasses, En ce terreau souillé de nos humaines traces, Nous sommes les victimes et les bourreaux complices.

by Jean-Christophe Mojard, oct. 25, 2025

Une silhouette en avant plan, devant un brasier autour duquel sont réunies diverses personnes.

La table est toujours à la même place Si près de tous ces gens qui passent La frôlant presque à la toucher

by Jean-Christophe Mojard, oct. 25, 2025

Une table vide dans un coin. Seul un gobelet de café traine dessus. La table est floutée par une abondante lumière.

L’Histoire est une étoffe, une gloire aux vainqueurs. Mais derrière les habits se cache le labeur De ces petites mains qui croisent trame et chaîne, Puis, de fil en aiguille, font que les tissus tiennent.

by Jean-Christophe Mojard, oct. 25, 2025

Gros plan sur les broderies d'une robe

L’amour est un moment où le ciel nous foudroie D’une intense émotion, par un tir très adroit Qui vient percer le cœur, enflammer la raison, Prêt à nous consumer du feu de la passion.

by Jean-Christophe Mojard, oct. 25, 2025

Une cœur sous la forme d'une boule scintillante disco, renvoie la lumière au milieu de la fumée.

J’ai tardé à réécrire ici parce que bien sûr, j’ai craqué.  Je me cache de moi-même… A mon joli poème, une attaque de Virgil en règle, ou plutôt le fameux guet-apens habituel dans lequel je me fourre toute seule.

by Luce, oct. 22, 2025

Si mon Ego m'était conté... A1C7

C’est une lutte interne au plus profond de soi Qui sévit chaque jour, sans trêve ni repos. Ni gagnant ni perdant, mais les deux à la fois : Deux meilleurs ennemis, deux éternels rivaux.

by Jean-Christophe Mojard, oct. 20, 2025

Two Men in a Seventeenth-century Interior, Called 'A Conference' by Lambertus Lingeman.

Mon cœur est un tombeau où pourrissent en silence Tous les vers que j’oublie dans cette turbulence, De nos jours inutiles au temps qui nous entraîne. Au sein de ce tombeau, ma plume est souveraine.

by Jean-Christophe Mojard, oct. 19, 2025

Une plume d'écriture en métal, posée sur des papiers griffonnés.

J’ai senti le parfum de ton étreinte nue Il a laissé sur moi des notes de griottes Puis j’ai ouvert les yeux sur ma déconvenue Pas un pull pas un jean pas même une culotte

by Jean-Christophe Mojard, oct. 18, 2025

Un homme regarde avec nostalgie au travers de persiennes.

Je voudrais m’endormir, une dernière fois, Au creux de ton sourire où je goûtais parfois La saveur de ta bouche en de tendres baisers. Je voudrais m’endormir heureux et apaisé.

by Jean-Christophe Mojard, oct. 16, 2025

Une femme allongée devant une tombe.

Quand de mes bras tu glisses, je ne sais sous quels auspices, t’espérer souriant, te laisser sous le vent… Et puis cette force en moi, que pourtant je combats, jamais rien ne l’enraye. Je voudrais qu’on s’essaye…

by Luce, oct. 15, 2025

Si mon Ego m'était conté... A1C6

J’ai dans ce cœur blessé qui ne m’appartient plus, Un morceau de charbon, rabougri, calciné. Il a nourri le feu qui longtemps m’habitait Avant de se figer, abandonné, reclus.

by Jean-Christophe Mojard, oct. 15, 2025

Des braises incandescentes sous des cendres.

Aux rives de l’oubli j’allais, traînant mes chaînes, Sur des pavés noircis par les brumes anciennes. Et là, dans cette ivresse au semblant de pouvoir, Je goûtais le poison : l’éthylique nectar.

by Jean-Christophe Mojard, oct. 13, 2025

Une peinture d'un homme, verre à la main.

Avec solennité, presque comme une mère, Les vagues vont et viennent à ce corps déposé. Il oscille, étendu, sur la laisse de mer ; Cette traîne en linceul au reflux des marées.

by Jean-Christophe Mojard, oct. 12, 2025

Des scientifiques sont en investigations autour d'une baleine morte, échouée sur une plage de galets.

J’ai goûté le poison des chiffres corrompus Qui distillent le doute et la médiocrité. Ceux qui lissent les mots et les individus Pour prendre leurs écrits et leurs identités.

by Jean-Christophe Mojard, oct. 11, 2025

Différentes icônes utilisées dans les rapports statistiques

Le poids de ses années faisait courber son dos, Mais, qu’importait le temps, qu’importaient les saisons : Toujours la même peine et le même fardeau À balayer sans fin des déchets à foison.

by Jean-Christophe Mojard, oct. 10, 2025

Sur une petite rue, un vieil homme au dos courbé porte un balais de paille.

Lourd est le poids des maux que l’on cache en silence Comme autant de sanglots que l’on retient à tort Ils rongent les espoirs arrosent les remords Et font pousser des ronces aux noirs fruits de violence

by Jean-Christophe Mojard, oct. 09, 2025

Une femme allongée en position fœtale sur une table.

Je me souviens du jour où mes parents ont oublié mon prénom. Ça n’était pas un simple trou de mémoire de leur part, celui qui nous fait désespérément chercher l’endroit où l’on a posé ses clefs de voiture ou ses lunettes.

by Jean-Christophe Mojard, oct. 08, 2025

Un homme assis sur un banc, il lit un livre.

Le mardi 8 septembre l’après-midi : J’ai craqué, je l’ai senti monter en moi sans pouvoir vraiment l’enrayer. Des pensées en boucle, une photo drôle que je prends en pensant à lui. J’avais un peu bu mais je crois que c’était juste un prétexte.

by Luce, oct. 08, 2025

Si mon Ego m'était conté... A1C5

Quelques degrés à peine et voilà que se cassent De grands pans de glaciers, des monstres colossaux, Et ces majestueux morceaux blancs fait de glace, S’en vont par les courants en jouant les vaisseaux.

by Jean-Christophe Mojard, oct. 08, 2025

Iceberg dérivant du couloir de Twillingate nommé "Iceberg Alley".

Que j’aime à contempler, sur les vagues mouvantes, Ce ballet incessant en robe de dentelle. Chaque crête à venir est aussi émouvante Que celles disparues dans les ondes éternelles.

by Jean-Christophe Mojard, oct. 07, 2025

Une photo d'écume de mer dont certaines gouttes jaillissent au-dessus de la ligne de crête.

Perdu dans les méandres des couloirs du temps, Entre un siècle ou un autre, à ne plus les compter, Recherchant une ivresse aux gorges déployées, Celui que je suis n’est qu’une ombre du couchant.

by Jean-Christophe Mojard, oct. 06, 2025

Le portrait d'un homme dont la tenue et les traits font penser à un vampire.

Sombre est la pesanteur de ces nuits d’insomnie Qui plombent le silence où succombent les heures Le vide qui les happe a la monotonie Des plaines abyssales au sein des profondeurs

by Jean-Christophe Mojard, oct. 04, 2025

Un masque corrodé est posé sur un oreiller, à la frontière avec le drap.

Mardi 8 septembre :  J’ai rêvé de lui cette nuit. Alors quand les rêves s’y mettent et qu’ils sont criants, ça attaque mes belles résolutions.  Je n’avais pas regardé sa connexion depuis hier et le fameux 13h17 mais là, ce matin, dans un café baigné de larmes, j’ai craqué !

by Luce, oct. 01, 2025

Si mon Ego m’était conté… A1C4

La Lune s’est posée dans l’écrin de mes bras. Sa peau d’ivoire avait la douceur de la soie,
 Mais la froideur des nuits du vide sidéral.
 Je l’ai donc réchauffée à mon corps cathédral.

by Jean-Christophe Mojard, sept. 28, 2025

Portrait d'une femme allongée sur un lit. La photo est sombre et seul un bandeau de lumière éclaire ses yeux.

L’ordinateur sortit de son hibernation numérique comme dans un film de science-fiction. D’abord, une série de cliquetis, puis la mise sous tension de l’écran afficha un défilé de lignes aussi obscures qu’inutiles dont seule la dernière était importante aux yeux du lieutenant Gaspard Nolan.

by Jean-Christophe Mojard, sept. 26, 2025

Sur un bureau dans le noir, l'écran d'un ordinateur portable laisse deviner des lignes d'un message écrit en vert. À côté du portable, des disques durs.

Lundi 7 septembre après-midi : Il est 13h17 quand Virgil, sans surprise se connecte.   ·    Kéchi : « Tu l’avais vu venir Caly… il fait pareil à chaque fois ».

by Luce, sept. 24, 2025

Si mon Ego m’était conté… A1C3

Je vois passer l’écho triste de ce silence, Compromis, écrasé par l’étreinte des heures. Il traîne aveuglément la chaîne de l’absence, 
 L’imposante douleur métallique des mœurs.

by Jean-Christophe Mojard, sept. 21, 2025

Le sillon d'un passage sur une dune de sable. À côté un palmier timide, cassé, tente de reprendre pied.

Parfois, quelques silences en viennent à se confondre Aux ailes des murmures, soufflés par Céladon, Sur les braises d’un feu qui jadis a dû fondre Un minerai précieux utile à Cupidon.

by Jean-Christophe Mojard, sept. 19, 2025

Des doubles croches sur une partition musicale

Et voilà c’est lundi, début des jours ouvrés, jours où potentiellement Virgil va se connecter pour me donner l’envie de venir le chercher.  ​Vais-je céder ?

by Luce, sept. 17, 2025

Si mon Ego m’était conté… A1C2

Voilà, je me suis toujours dit que je devrais écrire, les mots sortent mieux de mes doigts que de ma bouche. Il fallait bien qu’un jour, ils se posent quelque part, ailleurs que dans les airs, entre deux notes cachées dans mon téléphone.

by Luce, sept. 10, 2025

Si mon Ego m’était conté… A1C1

Il est en mon jardin quelques allées secrètes Où j'aime à m'isoler, en des heures discrètes, Pour humer le parfum de quelques souvenirs, Mais les fleurs ont tendance à vite y dépérir.

by Jean-Christophe Mojard, sept. 08, 2025

Une statue d'un peintre barbu devant son chevalet dans un jardin. Il prend de la peinture sur sa palette.

Sous le poids de nos maux Coulent, amers, les sanglots, …

by Jean-Christophe Mojard, sept. 07, 2025

Photo en noir et blanc. Un homme recroquevillé dans un coin d'une pièce vide. Il se tient la tête entre les mains.

Quand la nuit s’illumine de ce qu’on ne peut voir, De ces couleurs mutines par delà le miroir, Quand il n’y a plus rien que cette éternité Qui embrasse en son sein les âmes dépitées, Il n’est plus que la soif et l’envie de goûter Aux choses qu’on dégrafe et autres voluptés.

by Jean-Christophe Mojard, sept. 04, 2025

Un portrait d'homme encapuchonné qui présente une entaille légère au front. Ses yeux sont des couleur cuivre.

En son dernier croissant la lune s’est fendue  D’un battement de cil avant de s’éclipser  Dans le noir firmament d’étoiles suspendues  À son geste gracile un éclat a glissé

by Jean-Christophe Mojard, sept. 01, 2025

Une silhouette debout sur une langue de terre entre le ciel étoilé et son reflet dans l'eau. Un croissant de Lune brille au-dessus de la photo.

Aux courbes de ton corps ma caresse ruisselle  Telle une goutte d’eau qui va de pore en pore  Au détour de ton cou au long de tes aisselles  Sous ta poitrine offerte sans atours ni support

by Jean-Christophe Mojard, août 30, 2025

Photographie en noir et blanc. Femme allongée de ¾ dos. Elle regarde l'objectif par dessus son épaule, une main cachant son sein gauche, un drap couvrant ses hanches.

Le vent dans mes cheveux à la brise marine Soulève dans mon coeur l’image de tes yeux Le parfum épicé de nos jeux amoureux Comme cet air iodé en cette nuit câline

by Jean-Christophe Mojard, août 29, 2025

Une cabane en bois éclairée dans la nuit dans un paysage de neige. Au-dessus, une aurore boréale.

Dans les lumières crues brillent d’odieux poètes, Paraphrasant des vers en de longues agonies. Ils cherchent des recrues, dont les cœurs en disette Se jettent à découvert dans leur cosmogonie.

by Jean-Christophe Mojard, août 28, 2025

Un rayonnage constitué de revues au cœur d'une bibliothèque.

Il n’est pas de hasard qui nous fasse avancer Nous choisissons le lieu nous choisissons l’instant Chacun de nos chemins chaque pas que l’on fait Chaque mot que l’on dit ou amour qu’on ressent

by Jean-Christophe Mojard, août 27, 2025

Dans un désert de sable et de pierre, un homme se tient, pieds ensablés, devant un sablier gigantesque qui s'écoule devant lui.

Je n’oublierai jamais sur mon chemin de mort Cette étoile du soir devant mes yeux éteints Sa lumière a brillé m’a remontré le nord Quand perdu dans le noir j’errais sans lendemain

by Jean-Christophe Mojard, août 26, 2025

Une silhouette masculine de dos marche sur un chemin sous les étoiles. De part et d'autre des éléphants marchent dans le même sens.

Offre-moi ton visage à ton apothéose, Quand tu prends ton plaisir en de lascives poses. Offre-moi tes seins blancs, tes mamelons dressés, Offre-moi ton ruisseau, tes lèvres caressées.

by Jean-Christophe Mojard, août 25, 2025

Photo en noir et blanc d'un dénudé artistique. Une femme cache esthétiquement sa nudité dans une position allongée jambes croisés, bras écartés.

— Et alors, il danse le pilier de comptoir ? Voilà, il est plus de minuit, on est jeudi, et je viens d’accoster ce gars au bar comme un gros routier polonais…

by Luce, août 25, 2025

Il est des soirs auxquels on ne s'attend pas...

C’est un parfum dans mon sommeil C’est une odeur des plus coquines Et sous mes yeux à mon réveil Ton sexe épilé me domine

by Jean-Christophe Mojard, août 24, 2025

Photo en noir et blanc d'une femme à genoux sur un matelas au drap croisé, elle relève la tête avec satisfaction.

À travers toi c’est moi, que je cherchais sans foi,  comme un peu suspendue,  indigne et sans vertu.

by Luce, août 24, 2025

Une lueur d'espoir

J’ai rencontré un homme Dont le cœur s’est brisé Dans un profond silence Mais ses voiles fantômes Ont sanctuarisé Cette douleur immense

by Jean-Christophe Mojard, août 23, 2025

Sous un soleil couchant embrasant le ciel d'un orange vif, un voilier vient flirter avec le soleil rasant la mer.

Il fut un temps où l’on pouvait s’abreuver de haïkus en tapant ces quelques lettres dans un moteur de recherche. Mais ça, c’était avant. Avant le nivellement par le bas.

by Jean-Christophe Mojard, août 23, 2025

Qui a tué le haïku ?

Je suis assise dans la salle d’attente comme toutes les semaines. Je fouine dans mon téléphone en attendant mon tour.  Sagement.  Il est rarement en retard.  La porte s’ouvre. Il remercie et salut la patiente d’avant, puis il se tourne vers moi avec son petit sourire ironique. Il m’invite à rentrer.

by Luce, août 23, 2025

Putain de table !

Ce ne sont pas tant ses grands yeux noirs qui m’ont frappée la première fois, c’est son regard. Un de ces regards qui ne vous laisse pas tranquille. Un de ces regards qui vous fouille au corps. Un de ces regards dont on ne réchappe pas. Surtout moi…

by Luce, août 22, 2025

La Fouille

Du fond de mon tombeau, j’entends passer vos jours, J’entends passer vos nuits, sur des générations. Mon corps est en lambeaux, de l’éternel séjour À des siècles d’ennuis, sans dégénérations.

by Jean-Christophe Mojard, août 13, 2025

Une pierre tombale devant un parterre floral au coeur d'une forêt.

La Roche des Fées est un site emblématique situé à La Bourboule, dans le département du Puy-de-Dôme en Auvergne, France. Ce lieu est célèbre pour ses formations rocheuses spectaculaires et ses légendes. Juliette et Jean-Christophe revisitent cette légende à leur manière. Auvergne : la légende de la Roche des fées, par

by Juliette NOREL & Jean-Christophe Mojard, août 03, 2025

Illustration : une silhouette d'enfant au milieu d'un cours d'eau très peu profond, de nombreuses fées éthérées l'entourent.

Pour ouvrir cette infolettre, vous trouverez ci-dessous quelques confidences de nos auteurs titulaires que sont Gabriel Dax et Jean-Christophe Mojard. Un coup d’œil dans l’intimité de leur moment d’écriture.

by Gabriel DAX & Jean-Christophe Mojard, juil. 20, 2025

J’aime ce vent furtif qui devient mon complice, Lorsque l’été t’habille en robes si légères Que son souffle fripon, dans le tissu qui plisse, En vient à me montrer ce dont tu fais mystère.

by Jean-Christophe Mojard, juil. 13, 2025

Une femme contre un grillage laisse voler sa robe bleue dans le vent.

Jusqu'à l'écho quantique Dans un silence épais, pesant comme une chape, Laisser passer le souffle tandis qu’il s’échappe En sa longue agonie emportée par le vent ; Devenir son écho et mourir lentement. Puis, dans son sillage vide ou rien ne frissonne, Regarder les couleurs

by Jean-Christophe Mojard, juil. 12, 2025

Visage humain flouté dont semble émaner un double spectral.

Sous un soleil de plomb Près de Gallipoli En cherchant un surplomb Aux côtes d’Italie

by Jean-Christophe Mojard & Gabriel DAX, juil. 06, 2025

Des personnes sur le pont d'un voilier qui entre dans le port de Marseille.

Il est là, sur le pas de la porte. Il est beau comme dans mes souvenirs. Il sent bon. Il me sourit. Il me serre dans ses bras. Sa langue glisse dans ma bouche…

by Luce, juil. 04, 2025

« Toute ma vie, j’ai rêvé, d’être une hôtesse de l’air… »

Mon cher amour, Je ne puis vous donner de prénom, puisque depuis l’instant où je vous connais, vous les endossez tous, pour les éclipser… tous.

by Juliette NOREL, juil. 04, 2025

Enveloppe blanche entrouverte remplie de pétales de fleurs roses, surmontée d’un papillon bleu. Autour, une rose violette et une rose rose sur un tissu blanc.

Toujours les terres dures ont fait pousser l’amour Sur des sillons nourris de générosité. Ainsi, par le labeur plutôt que par discours, L’Auvergne s’est construite en solidarité.

by Jean-Christophe Mojard, juin 15, 2025

Un cavalier sans tête, sur un cheval aussi noir que ses propres vêtements, avance au galop sur un chemin boueux sous une pluie d'orage.

Auvergne : la légende du bonhomme sans tête, par Juliette Norel Depuis plusieurs mois, mon co-auteur et moi nous aventurons ensemble dans les méandres des légendes parfois oubliées. Des terres bretonnes aux volcans endormis d’Auvergne, ces récits anciens traversent les âges, porteurs d’une mémoire collective qui enrichit notre patrimoine.

Un cavalier sans tête, sur un cheval aussi noir que ses propres vêtements, avance au galop sur un chemin boueux sous une pluie d'orage.

Lorsque ma main descend, en sa lente caresse, Sur le galbe léger qui souligne tes fesses, Je sens monter en moi comme une ébullition : Un magma de chaleur enfle mon pantalon.

by Jean-Christophe Mojard, juin 11, 2025

Tectonique des sens

Il empile des mots, incertains, maladifs, Gravés sur son bureau à grands coups de canif. À côté le stylo gît décapuchonné ; Sur la pointe en biseau l’encre noire a séchée.

by Jean-Christophe Mojard, juin 10, 2025

Une corde de pendu derrière une vitre grillagée.

Le Soleil se levait au clocher de l’église,  Comme dans un tableau aux couleurs de Monet, Et j’ai goûté sa peau, à saveur de cerise, Encore enveloppée d’une humide rosée.

by Jean-Christophe Mojard, mai 30, 2025

Peintre en train de travailler dans un paysage de cerisier. au loin d'un chemin de terre, une église et son clocher.

Lentement, les couleurs des souvenirs s’étirent, Délavées, absorbées quand trop d’eau les attire, Se fondant au papier au fil des émotions En de vagues gondoles par trop de dilution.

by Jean-Christophe Mojard, mai 29, 2025

Aquarelle digitale, silhouette feminine de profil, à l'encre bleue.

Une larme est tombée, sans crier, sans sanglots, Sans même un souffle court, un murmure, un soupir. Suspendue dans le vide, elle a choisi le pire : Elle a fait une tache où passe mon stylo.

by Jean-Christophe Mojard, mai 28, 2025

Une larme en forme de cœur bombé, sur une feuille de parchemin.

En ma bouche ton sein m’offre un téton dressé D’où perle et s’accumule la plaisante liqueur L’autre attend dans ma main son tour d’être happé Tandis que tu ondules sans aucune pudeur

by Jean-Christophe Mojard, mai 27, 2025

Plan rapproché d'une femme éprouvant du plaisir.

La vapeur a ce vice à étourdir les sens Puis le diable s’immisce en pareille inconscience Et soudain c’est le monde qui tangue et vacille Et coulent les secondes à ce corps qui oscille

by Jean-Christophe Mojard, mai 26, 2025

Visage d'un corps immergé dans un bain, fixant le plafond.

Il n’est que le silence épais des choses tues Pour couvrir l’anonyme tumulte des sens Qui bouillonne en secret sous les écorces nues Des grandes illusions de nos effervescences

by Jean-Christophe Mojard, mai 25, 2025

Photo conceptuelle aux couleurs bleues, vertes, rouges. Comme d’une vagues d’écume éclaboussant un flou de coquelicots dans l’espace de la nuit.

J’ai posé mon regard Sur la dentelle noire Qui voulait s’échapper Du cuir que tu portais

by Jean-Christophe Mojard, mai 23, 2025

Femme de dos, dos nu, regardant en arrière par dessus son épaule.

Quand tes cheveux lissés déployés en cascade Dévalent tes épaules et caressent ton dos Et que sous ton blue-jean se tient en embuscade Un tanga esquissé en relief à ta peau

by Jean-Christophe Mojard, mai 19, 2025

Nu artistique en sépia chaud, femme courbée de profil se tenant la poitrine, une main sur une fesse, tête et pieds relevés comme pour se rejoindre.

Collé contre ton corps de chaleur et frissons Tes lèvres sur mes lèvres ont la douceur du miel Ton souffle dit encore et tes yeux polissons Font monter une fièvre un désir torrentiel

by Jean-Christophe Mojard, mai 16, 2025

Photographie Lowkey d'une femme se cambrant de plaisir en masquant sa poitrine avec ses mains.

La nuit se mêle au jour comme une amante obscure, En goûtant les minutes, en chevauchant les heures, Le corps en est froissé comme une couverture, Au sein de leurs ébats en simple spectateur.

by Jean-Christophe Mojard, mai 15, 2025

Un homme en salle d'embarquement, pieds sur sa valise, il attend en regardant un avion décoller.

Je regarde à loisir comme une aube de brume Se réveiller l’amour aux caresses du vent Elle ondule et s’étire au soleil qui consume Et brille au nouveau jour de reflets captivants

by Jean-Christophe Mojard, mai 14, 2025

Femme endormie dans son lit, en tenue de peau, tournant le dos à l'observateur.

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