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Antoine était perdu, déboussolé. Le temps ne voulait plus rien dire, il s’était brisé en emportant avec lui la plupart des souvenirs de la journée. Selon un morceau de conscience qui persistait, il se revoyait rentrer au 51 de la rue Karaiskaki à la tombée de la nuit…
by Jean-Christophe Mojard, nov. 30, 2025
Antoine ne se souvenait pas du choc contre le sol. Il ne se souvenait pas non plus d’avoir perdu connaissance. Sa seule réalité lorsqu’il ouvrit les yeux était Anaïs qui semblait le regarder de son seul œil encore valide, planté dans une moitié de visage presque méconnaissable.
by Jean-Christophe Mojard, nov. 29, 2025
Il était temps que cette expédition dans le boyau luminescent se termine. Antoine avait accumulé une telle pression qu’il était sur le point d’exploser et de répandre les tripes de Laurent au milieu des restes fangeux de Pauline.
by Jean-Christophe Mojard, nov. 27, 2025
Antoine fixait l’ouverture par laquelle Pauline s’était engouffrée sans oser baisser les yeux. C’était bien plus facile pour lui de rester à regarder ce passage, que d’affronter le poids des regards de ses amis. Il sentait leurs yeux ancrés sur lui, comme des sangsues avides.
by Jean-Christophe Mojard, nov. 26, 2025
Jeudi 17 septembre : Hier, j’ai passé une journée sans pleurer et sans boire, ce qui mérite d’être nommé. J’ai écrit, j’ai médité, j’ai écouté beaucoup de choses sur le tarot et l’astrologie et c’était très intéressant.
by Luce, nov. 26, 2025
Les pleurs déchirants résonnaient dans le couloir sinistre de la réserve, ricochant sur les murs comme des lames de cristal avant de venir s’éclater sur le sol usé. Chaque sanglot, chaque reniflement donnaient naissance à un torrent de larmes glaçantes qui semblaient suinter des murs eux-mêmes.
by Jean-Christophe Mojard, nov. 24, 2025