Mon corps est un tombeau qui lentement aiguise Des sens exacerbés au commun des mortels. Et, tandis que la mort doucement me déguise, J’ai de nouveaux desseins en mon sein qui martèlent.
by Gabriel DAX, janv. 15, 2026
La route était paisible, agréable. C’était une de ces langues noires, récemment refaite, qui ne laissait rien paraître de sa décrépitude sous l’asphalte. La même qui ne tiendrait pas plus loin que l’hiver et qu’il faudrait rafistoler par morceau de sparadrap bitumeux.
by Gabriel DAX, janv. 04, 2026
#Confidence Il m’arrive de m’envoyer en l’air à défaut de tanguer d’une vague à l’autre et c’est justement ce qui m’est arrivé pendant un vol long courrier. Assis entre deux créatures dont je ne parviens toujours pas à me souvenir de leur réalité, la nouvelle a pris corps tandis que je somnolais.
by Gabriel DAX, janv. 02, 2026
Dans le flux déchaîné des obscurités crasses Où le noir ténébreux des ombres se promène J’envie ces souffles morts qui font tinter les chaînes Jusqu’à déchirer l’âme aux écumes des passes
by Gabriel DAX, déc. 09, 2025
Le rire de Pauline se répercutait sur les murs de pierre de sa chambre. Elle jouait avec des mikados en faisant mine de ne pas voir que ses bâtonnets tremblaient dès qu’elle en manipulait un.
by Gabriel DAX, déc. 01, 2025
Antoine était perdu, déboussolé. Le temps ne voulait plus rien dire, il s’était brisé en emportant avec lui la plupart des souvenirs de la journée. Selon un morceau de conscience qui persistait, il se revoyait rentrer au 51 de la rue Karaiskaki à la tombée de la nuit…
by Gabriel DAX, nov. 30, 2025