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Le Complexe
#horreur
Le Complexe : Chapitre 01
La gifle de son souvenir lui lacéra l’esprit, telle une lame acérée. Elle pulsait encore, comme un pouls sur sa joue endolorie par ce nouveau coup qu’il n’avait pas vu venir. Une façon de lui dire « je suis là. Je serai toujours là. Je vis en toi ».
Le Complexe : chapitre 02
Un rayon doré se frayait lentement un chemin sur le mur de la chambre avant de s’enfoncer dans l’œil d’Antoine. L’adolescent se retourna brusquement dans l’enchevêtrement de ses draps, préférant ignorer la lumière du jour qui se levait progressivement sur Cap aux Basques.
Le complexe : chapitre 03
L’esplanade du petit port de Cap aux Basques s’animait lentement. Les chaises des cafés semblaient s’agiter sous le vent matinal, comme des créatures dociles, mais tentées de rompre les chaînes qui les retenaient encore.
Le Complexe : chapitre 04
La quiétude s’était réappropriée les lieux, grignotant les heures tardives avec une voracité insatiable. Les derniers lampadaires, telles des sentinelles fatiguées, n’offraient plus le moindre réconfort…
Le Complexe : chapitre 05
Les pleurs déchirants résonnaient dans le couloir sinistre de la réserve, ricochant sur les murs comme des lames de cristal avant de venir s’éclater sur le sol usé. Chaque sanglot, chaque reniflement donnaient naissance à un torrent de larmes glaçantes qui semblaient suinter des murs eux-mêmes.
Le Complexe : chapitre 06
Antoine fixait l’ouverture par laquelle Pauline s’était engouffrée sans oser baisser les yeux. C’était bien plus facile pour lui de rester à regarder ce passage, que d’affronter le poids des regards de ses amis. Il sentait leurs yeux ancrés sur lui, comme des sangsues avides.
Le Complexe : chapitre 07
Il était temps que cette expédition dans le boyau luminescent se termine. Antoine avait accumulé une telle pression qu’il était sur le point d’exploser et de répandre les tripes de Laurent au milieu des restes fangeux de Pauline.
Le Complexe : chapitre 08
Antoine ne se souvenait pas du choc contre le sol. Il ne se souvenait pas non plus d’avoir perdu connaissance. Sa seule réalité lorsqu’il ouvrit les yeux était Anaïs qui semblait le regarder de son seul œil encore valide, planté dans une moitié de visage presque méconnaissable.
Le Complexe : chapitre 09
Antoine était perdu, déboussolé. Le temps ne voulait plus rien dire, il s’était brisé en emportant avec lui la plupart des souvenirs de la journée. Selon un morceau de conscience qui persistait, il se revoyait rentrer au 51 de la rue Karaiskaki à la tombée de la nuit…
Le Complexe : épilogue
Le rire de Pauline se répercutait sur les murs de pierre de sa chambre. Elle jouait avec des mikados en faisant mine de ne pas voir que ses bâtonnets tremblaient dès qu’elle en manipulait un.

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Journal d'un barbier sur le fil du rasoir
#humour #horreur
Le journal d’un barbier sur le fil du rasoir - 01
Le plus dur n’est pas de tuer quelqu’un, c’est même le plus facile. Ça n’est pas non plus vivre avec le poids du crime sur la conscience. La conscience, je peux vous garantir qu’elle a une sacrée faculté d’adaptation. Non, le plus dur, c’est de se débarrasser de ce putain de corps.
Le journal d’un barbier sur le fil du rasoir - 02
Bonjour les amis : Ça me fait réellement plaisir de vous retrouver parce que j’ai une super nouvelle à vous annoncer : on parle de moi sur BFMTV ! Maintenant, j’ai le droit au sextuple homicide et tenez-vous bien, au titre de L’égorgeur de Nay !
Le journal d’un barbier sur le fil du rasoir - 03
Lisez le flux littéraire d’auteurs, versant dans différents thèmes, au travers de poésies et de nouvelles.
Le journal d’un barbier sur le fil du rasoir - 04
Vous ne devinerez jamais qui m’a piqué la vedette ! Si je vous dis qu’il se balade avec un hameçon planté dans une lèvre, ça vous parle ? Oui ! Le poisson ! C’est pas une blague putain.
Le journal d’un barbier sur le fil du rasoir - 05
J’ai résolu le problème de Schrödinger. À un moment donné faut bien se bouger le cul, parce que le chat mort, pas mort, mort, pas mort, ça peut durer longtemps cette histoire, mais ça résout pas grand chose en fait.
Le journal d’un barbier sur le fil du rasoir - 06
J’avoue qu’il m’a fallu pas mal de temps avant de reprendre ma plume. Même mes rasoirs sont restés dans l’étui. J’ai fermé le salon pour vacances. Ce con de Franz m’a fait flipper comme jamais.