Horreur
La route était paisible, agréable. C’était une de ces langues noires, récemment refaite, qui ne laissait rien paraître de sa décrépitude sous l’asphalte. La même qui ne tiendrait pas plus loin que l’hiver et qu’il faudrait rafistoler par morceau de sparadrap bitumeux.
by Gabriel DAX, janv. 04, 2026
Le rire de Pauline se répercutait sur les murs de pierre de sa chambre. Elle jouait avec des mikados en faisant mine de ne pas voir que ses bâtonnets tremblaient dès qu’elle en manipulait un.
by Gabriel DAX, déc. 01, 2025
Antoine était perdu, déboussolé. Le temps ne voulait plus rien dire, il s’était brisé en emportant avec lui la plupart des souvenirs de la journée. Selon un morceau de conscience qui persistait, il se revoyait rentrer au 51 de la rue Karaiskaki à la tombée de la nuit…
by Gabriel DAX, nov. 30, 2025
Antoine ne se souvenait pas du choc contre le sol. Il ne se souvenait pas non plus d’avoir perdu connaissance. Sa seule réalité lorsqu’il ouvrit les yeux était Anaïs qui semblait le regarder de son seul œil encore valide, planté dans une moitié de visage presque méconnaissable.
by Gabriel DAX, nov. 29, 2025
Il était temps que cette expédition dans le boyau luminescent se termine. Antoine avait accumulé une telle pression qu’il était sur le point d’exploser et de répandre les tripes de Laurent au milieu des restes fangeux de Pauline.
by Gabriel DAX, nov. 27, 2025
Antoine fixait l’ouverture par laquelle Pauline s’était engouffrée sans oser baisser les yeux. C’était bien plus facile pour lui de rester à regarder ce passage, que d’affronter le poids des regards de ses amis. Il sentait leurs yeux ancrés sur lui, comme des sangsues avides.
by Gabriel DAX, nov. 26, 2025