Horreur
Les pleurs déchirants résonnaient dans le couloir sinistre de la réserve, ricochant sur les murs comme des lames de cristal avant de venir s’éclater sur le sol usé. Chaque sanglot, chaque reniflement donnaient naissance à un torrent de larmes glaçantes qui semblaient suinter des murs eux-mêmes.
by Gabriel DAX, nov. 24, 2025
La quiétude s’était réappropriée les lieux, grignotant les heures tardives avec une voracité insatiable. Les derniers lampadaires, telles des sentinelles fatiguées, n’offraient plus le moindre réconfort…
by Gabriel DAX, nov. 22, 2025
L’esplanade du petit port de Cap aux Basques s’animait lentement. Les chaises des cafés semblaient s’agiter sous le vent matinal, comme des créatures dociles, mais tentées de rompre les chaînes qui les retenaient encore.
by Gabriel DAX, nov. 21, 2025
Un rayon doré se frayait lentement un chemin sur le mur de la chambre avant de s’enfoncer dans l’œil d’Antoine. L’adolescent se retourna brusquement dans l’enchevêtrement de ses draps, préférant ignorer la lumière du jour qui se levait progressivement sur Cap aux Basques.
by Gabriel DAX, nov. 20, 2025
La gifle de son souvenir lui lacéra l’esprit, telle une lame acérée. Elle pulsait encore, comme un pouls sur sa joue endolorie par ce nouveau coup qu’il n’avait pas vu venir. Une façon de lui dire « je suis là. Je serai toujours là. Je vis en toi ».
by Gabriel DAX, nov. 18, 2025
Ce qu’il y a de bien avec le sucre, c’est qu’il attire tout un tas de sales bestioles, et parmi elles, les enfants. Le sucre, c’est donc la promesse de capturer toutes les petites choses vivantes, toute la vermine qui ne peut pas s’empêcher de se jeter sur ce qui brille, qui sent et qui colle.
by Jean-Christophe Mojard, nov. 02, 2025